Fragile

Publié le par Marie LC

17/03/2014
Voilà... C'est fait l'ogre Russe a dévoré la Crimée...
2/03/2014
J'ai passé la journée à la maison à glandouiller. Je fais ça assez bien. Du coup, j'avais la lucarne ouverte une bonne partie de la journée.

A 13h15, j'ai pris une claque avec un reportage réalisé par "13h15 le dimanche". Larmes de guerre. Je ne suis pas complètement déconnectée du monde, et je sais que le Kivu (entre autre) est une zone de guerre. Je sais aussi qu'on ne peut impunément tuer et torturer aussi longtemps sans qu'il n'y ait en dessous des enjeux économiques colossaux. J'ai même, il y a quelques années, postulé pour un poste dans la région en toute connaissance de cause. N'empêche, j'ai beau savoir, je suis touchée. Touchée de voir que pour détruire un peuple et garder le contrôle d'une zone géographique on torture, viole et mutile des femmes, et puis aussi des enfants, et de plus en plus jeunes. On sait que le nerf de cette guerre "économique" se fait au nom de ce précieux minerais qui permet à mon ordinateur et à mon téléphone portable de fonctionner, mais est-ce que la raison économique peut être si forte que toute la communauté internationale la boucle ?
Et aussi, pour tout dire, je suis admirative de ce médecin qui porte si lourd sur ses épaules juste par humanité. Je me suis demandé si notre passivité faisait de nous des complices et si on paiera un jour pour n'avoir rien fait.
Et puis en fin de journée, à 20h, j'ai été scotchée par ses russes aux visages cagoulés qui, sitôt les JO passés, se pointent comme des milices d'un autre temps et reste en faction devant une armée désarmée. Et ce type qui s'inquiète que l'on puisse, saletés d'occidentaux, détruire les statues de Lénine. Non mais.
Ce monde est si fragile, il faudrait si peu pour que toute cette relative sécurité vole en éclats. L'Ukraine, la Crimée sont au bord du précipice et cette fois, nous ne sommes pas loin, comme du nord Kivu, nous sommes... juste derrière. Et un rien pourrait nous ensevelir dans la folie des hommes sans humanité.
Fragile

Publié dans Bordel, politique

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bruniquel Édith 17/03/2014 21:32

Tu as tout dit..... C'est d'une tel tristesse. Ne rien écrire ou ne rien dire la dessus ferait de nous des complices , mais nous ne le sommes pas. Continuons a nous indignier et nous révolter.