Collector

Publié le par Marie LC

Collector

Je me rappelle quand on voulait passer un coup de fil hors d'une maison, on décrochait, mettait des pièces dans l'appareil (et plus tard une carte bleu ou de téléphone), on appuyait sur les touches pour composer le numéro et voilà. La voix de l'autre vous parvenait.
Pour les plus jeunes, ceci est un téléphone public. En général on les trouvait dans des cabines publiques. Cabines qui pour la plupart sentaient l'urine, la sueur, les larmes, et raisonnaient encore du passage précédent. On y avait dit des mots retenus, des mots d'amour, des engueulades, des mots du quotidien, des mots d'urgence.
On téléphonait pour se dire des choses voyez-vous...

Parfois, il y avait un annuaire. Oui, et en papier l'annuaire s'il vous plait! Et dedans, en plus du numéro de téléphone, il y avait l'adresse des gens. Dingue non ?

Aujourd'hui on trouve ton adresse IP et on te géolocalise en deux secondes, et puis on se textote. On se parle plus. Ou presque plus. Et c'est nul.
Des fois, je regrette les cabines téléphoniques.

Publié dans 2015, lesMots, Bordel

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