Obsolescence programmée

Publié le par Marie LC

Obsolescence programmée
Les fleurs resplendissantes du printemps qui se fanent et pourrissent, les batteries de téléphone hyper performantes le temps de quelques mois qui voient leur capacité s 'amenuiser au fil des semaines, les amours rayonnants qui s'étiolent à devenir insoutenablement moches, la peau qui se ride au creux des joues et aux bords des yeux trahissant l'âge et l'approche de la mort des tissus, les frigos qui peinent à mourir dans la chaleur de l'été, tout n'est qu'obsolescence programmée. Programmée depuis des millénaires ou programmée par l'esprit de l'homme, l'obsolescence règne partout.
La question est comment l'appréhendons nous ? Avec détachement ? Avec une forme de résistance au changement ? Ou bien par la résilience ?
Partant du principe que de toute façon, c'est inexorable, que de la fin d'un premier cycle naît un second, il faut croire en l'espérance. Et avec la certitude que les rides marquent une forme de maturité apportant avec elle de la sérénité, qu'un amour flétri en annonce un autre à venir, que les roses fanées seront encore plus belles l'année suivante, il est plus facile de se projeter jusqu'au printemps prochain.

Publié dans 2015, lesMots

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