Acheter une maison ou la théorie du saut à l'élastique

Publié le par Marie LC

Acheter une maison ou la théorie du saut à l'élastique
Pour ma pomme, acheter une maison c'est un peu faire l'acquisition d'un tas de cailloux. Si je gagne un jour au loto des sommes astronomiques, peut-être que ça fera vibrer mon cortex cérébral mais pour l'instant je me suis lancée avec, à l'esprit, l'idée que je n'aurais pas de coup de cœur. J'avoue même que quand la banquière m'a donné son feu vert, ça m'a carrément filé un coup de vieux. Un peu comme quand j'ai eu ma première machine à laver neuve à 30 ans. Je suis restée longtemps à contempler le linge tourbillonné dans le tambour en me disant que ça signait pou moi la fin d'une forme d'adulescence. La fête est finie et ton linge tu géreras.
Bref, cette quête de la maison raisonnable a bien démarré. Première bicoque je lui ai trouvé un charme proche de celle d'un bulot et avec mon super pouvoir de détection des embrouilles j'ai trouvé une fuite d'eau dans le mur que l'agent immobilier n'avait pas vu. Moment de solitude pour lui. Perso, j'ai l'habitude. Si vous tentez de planquer un truc sous le tapis, vous êtes quasi sûr que je vais le trouver. Valable avec la poussière, les embrouilles administratives, les casseroles en tout genre. Cherchez pas, c'est comme ça.
Et puis je suis tombée amoureuse d'un jardin. En deux minutes c'était chez moi. Mon cortex cérébral à limite collapsé. J'ai dit « chez moi » et « mon jardin » dans la même phrase. Le type de l'agence commençait à avoir la banane. J'ai visité l'intérieur parce qu'enfin, une maison ce n'est pas seulement un jardin. Ca explosait un peu mon budget côté travaux mais bon « on peut négocier ». Tu m'étonnes, mon château était dans son jus. En 10mn, j'avais la liste des travaux, du budget et les plans de réaménagement. J'avais déjà annulé des couches de tapisserie, refais les pièces, choisis les couleurs des murs et la forme du poêle à bois, abattue une cloison... Ca allait être super beau, carrément comme j'en rêvais. Un truc à remplir des pages de Pinterest.
Et puis, j'ai soulevé la moquette... Et pan. Mon pif à emmerdes à trouvé... de l'Amiante. Eh merde. Voilà, mon château est insalubre.
Bref, acheter une maison, c'est comme de faire du saut à l’élastique émotionnel je vous dis.

Publié dans 2016, lesMots, Bordel, Normandie, Ecriture

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Rebecca 08/09/2016 09:39

Comme c'est euphorisant une recherche de maison... Tu vas le trouver ton nid, et ton terreau avec :)